Bernard Laymet 

L’abstraction est une forme de méditation quasi intransmissible : c’est pourquoi je « joute » avec mes toiles pour faire apparaître ce quelque chose qui inclut : une part de hasard, d’expansion.
Ensuite, je les structure et les restructure, en sillonnant à travers un labyrinthe de traces, de signes, de formes aléatoires : cela crée une onde d’énergie interne qui tend vers l’harmonie et crée des vibrations d’ordre optique, cosmique, exerçant un pouvoir de fascination que je qualifierai de bienveillant.
 
Le but : exister pour se perdre.
 
Se perdre dans l’existence. Éloge de la fuite. Vertige de l’au-delà, du lendemain, de l’ailleurs, de sa propre dimension ; grâce à l’utilisation des tons pastels, des couleurs presque mortes, des gradations quasi-évanescentes s’effectuent.
 
En d’autres circonstances, des éléments violents transparaissent : couleurs vives, déchirures intangibles, multiples variations en cours de transformation.
 
Des fééries se déclinent à la fois dissemblables et unies dans une homogénéité intemporelle.
 
Gratuité d’orchestration ? Peut-être.
 
Dans tous les cas, travail d’humilité, traces éphémères et soif de renaissance.

 

Bernard Laymet.

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Bernard Laymet : semeur de devenirs édifiants

 

Passé la première impression agréable, esthétique, qui nous met à l’aise, nous entrons spontanément dans l’univers de la réflexion.

Des entrelacs fondés sur de multiples éléments géométriques assortis de lignes fils conducteurs de pensées à transmettre, pour le salut des êtres je suppose.

S’insèrent mille et un pointillés suggestifs d’idées porteuses d’initiatives ; d’aériennes circonvolutions annonciatrices d’hésitations, de retors mais aussi de projections intelligentes.

Le tout couronné d’une palette où chaque couleur associée à ses voisines pousse à l’ajustement, à l’équilibre tant recherché, facile pour le jongleur habile dans le mouvement perpétuel des nuances.

 

Un courant fondamental s’impose dans cet art actuel.

Déconstruction, déliquescence, laquelle l’emporte ? Analyse ou destruction ? C’est tout simplement le reflet d’une situation où la remise en question se glisse quotidienne dans nos esprits.

 

Alors, que faire ? Bernard Laymet comme mandaté par tous les Dieux de l’Olympe facilite la lecture du message. Il se prête à l’anticipation facile des jeux, des compétitions latentes dans la brume des recherches. Suivent les extases consécutives aux triomphes, toujours avec le sourire de ses arcs-en-ciel. L’intention est sans équivoque, salutaire.

 

Pour lui, règne l’évidence, à présenter dans un ordre avenant les composantes d’un monde idéal à reconstruire, au sein duquel s’épanouiraient paix et sagesse dans une harmonie irréversible.

Pas de symbolique mais l’engagement réel, honnête, mesuré.

Mieux qu’un magicien, semeur de devenirs édifiants il nous invite au bonheur.

 

Nous dirons que ses œuvres ont une âme, discrète mais tellement appréciable.

 

Sète, le 6 septembre 2015.

 

© Claude GARCIA FORNER.

 

 

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