Chronotopie : quand l’espace devient le support du temps. Esther Virduci photographe
Du 15 au 24 octobre, la galerie Open Space accueille la photographe Esther Virduci pour une exposition qui invite à ralentir. Elle réunit deux séries, Chronotopie et Habiter l'instant qui font de la photographie un lieu d'attention et de résonance intérieure.
Chronotopie : quand l'espace devient le support du temps
Formé du grec chronos (le temps) et topos (le lieu), le mot chronotopie désigne ce qui relie les deux. Une image immobile peut contenir plusieurs temporalités, passé, présent et futur. L'espace y devient le support narratif du temps.
Les photographies de cette seconde série ne cherchent pas à documenter un lieu ou un instant précis. Elles suspendent le temps. L'espace y devient un territoire mental, parfois reconnaissable, parfois abstrait. Chaque image fonctionne comme un seuil entre deux états : présence et absence, mémoire et projection, réalité tangible et imaginaire. Le spectateur est invité à éprouver une sensation plutôt qu'à chercher une histoire, et à choisir son propre chemin à travers les images. Il peut même y imaginer son futur.

Habiter l'instant : la présence en noir et blanc
Cette série en noir et blanc explore ce qu'Esther Virduci appelle un « état d'être ». Ici, la photographie ne se limite pas à une image, elle devient une expérience, une manière d'exister dans l'espace. Chaque cliché saisit un moment où le sujet est pleinement à lui-même et au monde. Le corps, la posture et l'espace s'accordent dans une présence silencieuse, et l'être se révèle simplement, sans artifice.
Cet état d'être se manifeste aussi comme une atmosphère. Calme, solitude, joie ou contemplation : chaque image porte sa tonalité propre. Les corps et les sujets traversent vulnérabilité, introspection et résistance, et laissent entrevoir des fragments d'identités. Le regard du spectateur fait partie de l'expérience. Le parcours l'invite à entrer dans un état d'attention proche de la méditation, entre présence et retrait.
L'artiste
Photographe autodidacte, Esther Virduci est venue à l'image par un besoin de paix intérieure et d'évasion. Un soir, en rentrant du travail, elle marche en observant ce qui l'entoure : les couleurs, les mouvements. Elle immortalise d'instinct cet instant fugace avec son téléphone. Ses premières photos laissent déjà entrevoir une émotion. On lui offre alors son premier appareil, avec lequel elle apprend les bases, puis elle passe à un matériel plus performant pour saisir des détails plus fins et explorer de nouvelles techniques. De nombreux stages lui permettent de maîtriser la technique tout en gardant la part d'imaginaire qui se dégage de ses images.
Sa démarche cherche à capturer un monde plus poétique, où la limite de la réalité s'efface. Elle joue avec les frontières entre le réel et l'irréel et y intègre une notion d'espace-temps. Chaque image devient un terrain de réflexion, une invitation à s'interroger sur son parcours et à rêver tout en restant ancré dans le présent.
Infos pratiques
Exposition du 15 au 24 octobre 2026
Galerie Open Space à Sète 8, rue Garenne
Vernissage : Samedi 17 octobre à 18h
Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h. Le dimanche de 14h à 17h.
Entrée libre et gratuite.






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