Exposition - Frédéric Leprince - Peintre autodidacte
- Open Space

- 12 avr.
- 2 min de lecture
Du 17 avril au 2 mai 2026
Vernissage samedi 18 avril à 18h

J’ai toujours trouvé intéressant, amusant, un coté très graphique les traces que je pouvais faire avec les roues de mon fauteuil sur un sol mouillé.
Pratiquant déjà la peinture dont diverses technique comme l’aquarelle, l’acrylique, l’huile depuis plus de 20 ans.
L’idée a germée d’utiliser mon fauteuil comme moyen d’expression pour faire un travail au sol sur toile, essayer de retranscrire une énergie, une émotion, en jouant avec les couleurs et les lignes de mes roues.
Frédéric LEPRINCE — Peintre autodidacte
Il y a des révélations qui naissent de l'évidence. Celle de Frédéric Leprince est née d'une trace — ces sillons que les roues de son fauteuil dessinaient sur un sol mouillé, graphiques, précis, vivants. Une signature involontaire que le monde laissait de lui, et qu'il a décidé de revendiquer.
Depuis plus de vingt ans, Frédéric pratique la peinture avec la rigueur discrète des autodidactes — l'aquarelle, l'acrylique, l'huile. Autant de langages maîtrisés, autant de façons d'interroger le monde visible. Mais c'est en regardant vers le bas, vers ces traces que personne d'autre que lui ne pouvait laisser, qu'il a trouvé son langage propre.
Son outil ? Son fauteuil roulant. Sa toile ? Le sol. Son geste ? Un mouvement du corps entier qui se dépose sur la toile comme une partition improvisée.
Le corps comme instrument, la contrainte comme liberté
Là où d'autres pourraient voir une limitation, Frédéric a trouvé une extension de lui-même. Son fauteuil n'est pas la négation du mouvement — il en est le vecteur, l'amplificateur, l'instrument. Chaque rotation de roue devient un geste artistique. Chaque trajectoire sur la toile est une décision, une intention, une émotion traduite en ligne et en couleur.
Il y a quelque chose de profondément affirmé dans cette démarche. Occuper l'espace artistique avec un corps que la société tend à rendre invisible, imposer sa trace là où on ne l'attendait pas, transformer ce qui était perçu comme une différence en singularité créatrice — c'est bien plus qu'une technique. C'est une vision du monde.
Une énergie, une émotion, une présence
Ce que Frédéric cherche à retranscrire, c'est une énergie — ce mot qu'il emploie lui-même, et qui dit tout. Non pas la représentation d'un sujet, mais quelque chose de plus immédiat, de plus viscéral : la trace brute d'un être en mouvement dans le monde.
Ses toiles sont des partitions de présence. Elles disent : j'étais là, j'ai traversé cet espace, j'ai laissé cette empreinte.
Dans une époque qui tend à normaliser et à uniformiser, l'œuvre de Frédéric Leprince rappelle que la singularité n'est pas un obstacle à l'expression — elle en est la condition.

Horaires d'ouverture : du lundi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h et, le dimanche de 15h à 18h.




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