Funérailles auto-reverses Black Mustache invite Licence H et Ray Mental
- Open Space

- 3 mai
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Exposition du 12 au 21 mai 2026.
Vernissage samedi 16 mai à 18h30 - Concert Gentlemen Électrique
Black Mustache a toujours créé. A 9 ans, dans les années 70, il façonne déjà des sculptures en argile, imprime ses propres t-shirts et est très attiré par le dessin. Cette énergie créatrice, il la gardera ancrée en lui.
Grand voyageur — parfois par la mer —, il nourrit sa curiosité par l'observation minutieuse des détails de la vie, des choses ordinaires qui, regardées de près, révèlent leur étrangeté et leur beauté à la manière des cabinets de curiosités qui le fascinent : ces lieux où le monde entier tient dans une pièce.

Autodidacte, il forge son œil et sa main par l'expérience plutôt que par les bancs d'une école des beaux-arts. Dans les années 1980 et 1990, il travaille comme peintre décorateur à Paris, à l'heure où les patines, les faux bois et les faux marbres font fureur. Il travaille pour des antiquaires, décore bars et construit des meubles anciens. Son parcours le mène jusqu'au Canada, où il construit des décors avec le Circo de Bakusa, puis assure le rôle de chef décorateur itinérant pour le Club Aquarius — autant d'expériences qui élargissent encore son registre. En parallèle, il expose régulièrement à Paris lors d’expositions collectives et individuelles comme au Louvre des Antiquaires ainsi que dans quelques galeries, notamment à Saint-Germain-des-Prés.
Ses influences sont à la fois précises et fouillées. Il est passionné par l'Art nouveau, qu'il considère comme le premier mouvement à avoir véritablement investi l'espace public, incorporant en filigrane sexualité et transgression sans jamais les exhiber. Les préraphaélites, l'esthétique victorienne teintée de médiéval, et la sensibilité japonaise composent une constellation de références qui traversent discrètement son travail.
Son processus créatif est avant tout mental. Il mûrit chaque œuvre longuement dans sa tête, résolvant par avance environ 95 % des problèmes techniques avant même de toucher la matière. Il dessine, mais ne suit pas le dessin — celui-ci n'est qu'un point de départ, jamais une contrainte. Pour lui, une œuvre n'est jamais vraiment terminée : chaque nouvelle pièce repart de là où la précédente s'est arrêtée, poussant un peu plus loin ce que la suivante n'avait pas encore osé.
Il aime la matière dans ce qu'elle a de plus humble et de plus malléable : carton, pastel sec, bois, verre, résine, plâtre, papier mâché. Après une longue période consacrée à la peinture — tableaux, grandes fresques —, il migre progressivement vers le volume. Le carton, qu'il travaille depuis vingt-cinq ans, devient un médium de prédilection pour une pratique abstraite et constructiviste, héritière de l'esprit Cobra et du Bauhaus des années 1910.
Fidèle à une exigence de renouvellement permanent, il ne présente jamais deux fois les mêmes pièces et avance par oppositions successives, cherchant à se surprendre lui-même autant qu'à surprendre le spectateur.

Créé, il y a une vingtaine d’années, sous la forme d’un zine mêlant illustrations et humour bête, sale, noir et méchant. S’en suit, entre autres, une affinité particulière pour la technique du pochoir, devenant la discipline principale associée au nom « Licence H ». Les créations y sont trashs, sans artifice ni légende, souvent inspirées par le cinéma d’horreur.
Aujourd’hui, les œuvres présentées ont une visée plus burlesque, voire ironique. L’objectif de ces créations originales étant d’égarer délibérément le public et le conduire à la confusion. Il en est de même pour « Butter-Brain Entertainment », un simili-zine volontairement inepte et indécent, étalé en vingt-sept planches chaotiques et misanthropes. Quant aux panneaux, leurs détournements sont, depuis les débuts, indissociables des frasques de Licence H.
licencehash(at)gmail.com
Ray Mental est le rédempteur de la rédemption
Sa mission par le truchement de la Crucifiction est de libérer de sa morbidité ce personnage immobile cloué pour l'éternité sur une planche, ornant depuis moulte lunes des chambres au papier peint fané dans une silencieuse indifférence. Rest in Pieces.

Horaires d'ouverture : de 10h à 12h et de 14h à 18h du lundi au samedi. Le dimanche de 15h à 18h.
















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