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Apocalypse Now - Exposition collective

Dernière mise à jour : 2 déc. 2025

L’association Artelucielo organise une exposition du 1er au 14 décembre 2025 en partenariat avec la galerie associative Open Space à Sète.


Vernissage le 6 décembre à 18h30.


Le projet a pour objectif de créer un lien entre le lieu, la ville et de jeunes artistes émergents, en leur offrant un espace d’expression et de visibilité.

L’exposition réunira cinq jeunes artistes, accompagnés d’une sixième invitée spéciale.


Le thème choisi est «Apocalypse Now», non pas nécessairement en référence au film, mais comme une invitation à réfléchir à l’idée que l’apocalypse est maintenant.

Ce sujet ouvre la voie à de nombreuses interprétations, qu’elles soient personnelles, sociales, écologiques, spirituelles ou poétiques.

Chaque artiste présentera des œuvres originales en lien avec cette thématique, offrant une pluralité de regards et de sensibilités sur le monde contemporain.


Coordinateur exposition : Eddie Morano

Coordinatrice du lieu : Nadia Capitaine


Les Artistes : Simon Conti - Didipizi - Nora Jo (invitée spéciale) - Leni «Lkim» Malki- Vinny Murano - Louis San


Galerie OPEN SPACE 8, rue Garenne 34200 SÈTE.



© Laurent Cachard 25.
© Réka photographie.

Ils sont jeunes et plein d’allant, ces artistes qui viennent s’emparer de l’Open Space pour présenter leur vision de leur Apocalypse (Now), en réponse à ce qui n’était, il y a 50 ans, que les prémices de ce qui les attendrait aujourd’hui, un truc que les parents de leurs darons leur ont cédé jusqu’à ce que ce soit eux qui en héritent. Ils traitent des sujets de leur époque, privée de l’insouciance à laquelle on a eu droit et qu’ils n’ont pas ou peu connue. Eux sont les héritiers de beaucoup d’artistes mais savent qu’on ne fait pas d’œuvre – et encore moins d’œuvre commune – sans s’affranchir de ses aînés, souvent pesants. Ainsi Simon Conti montre-t-il des corps enchevêtrés, calcifiés, des visages effacés, des silhouettes suspendues au vide pour témoigner d’une complexité des identités, de tous les déchirements possibles ; ainsi Didipizi, sous des allures (presque) ludiques traite-t-il des pouvoirs et de la façon méthodique dont l’homme travaille à sa disparition ; ainsi Vinny Murano cache-t-il derrière d’immenses fresques colorées aux allures de manga des entrailles, des abysses et les déchirements de l’être humain ; ainsi Louis San s’empare-t-il, via ses chevaliers de l’Apocalypse ou la jeunesse retrouvée des Beatles l’idée d’un monde 1) qu’on a perdu 2) qui va à sa perte ; ainsi Leni «Lkim» Malki insère-t-il dans ses planches colorées quelques figures méphistophéliques ou patibulaires, des regards hagards et des mondes resserrés qu’on croirait tirés de Metropolis…


L’idée que des jeunes artistes s’emparent de l’Apocalypse n’est pas une concession faite à la fatalité, au contraire. Quand tout menace de ruine un jeune homme (l’amour, la santé, la famille…)*, il a le choix de la démission – comme ses ainés – ou du combat, auquel la société l’a préparé. La violence, l’injustice, le repli, l’isolement, ils ont traversé ça sans qu’on se soucie vraiment d’eux, se sont repliés, chacun, sur un mode d’expression artistique, le seul domaine dans lequel se renfermer (sur soi) permet de s’exposer (aux autres). Ce qu’ils veulent tient dans le mot même qui les réunit : dans la culture judéo-chrétienne, l’Apocalypse est une révélation sur la marche du monde, l’arrivée proche du Royaume de Dieu.

On les a trop leurrés sur l’existence de ce dernier – sous quelle forme que ce soit - trop nourris à l’obscurantisme et au fanatisme pour qu’il y soit pour quelque chose, Dieu, dans ce qu’eux-mêmes ont créé et c’est là la bonne nouvelle. Parce que seule la première proposition va compter – une réflexion sur le sens de la vie – et que c’est la seule façon dont l’être humain pourra se libérer de ses chaines. Se réaliser.


Elle peut paraître bigarrée, cette exposition, éclectique, mais elle a un sens commun – la chose au monde la mieux partagée, dit-on par ironie. Le Quintet en I - Leni, Louis, Vinny, Didipizi & Conti - vient mettre le monde qu’on lui a laissé sous nos yeux, comme pour dire qu’ils prennent les choses en main puisqu’on a échoué. Dans cette ville où, dans l’Art plus qu’ailleurs, il est douloureux de laisser la place (voire de la place tout court) ça n’est pas forcément pour eux que va sonner l’Apocalypse, dans son idée de finitude. Et les toiles de Nora Jo, l’invitée spéciale – à l’âge de leurs parents – feront le lien, pour ce qu’elles montrent de l’arché – l’origine – des monstres et des fantômes venus côtoyer des figures plus douces, enfantines. Dans une espèce de Guernica maritime, néanmoins. C’est l’œil de celui qui regarde qui fait le sens de la toile ; dans l’Apocalypse la plus sombre, libre à chacun de voir le rameau d’olivier.



Laurent Cachard 2025.


*Paul Nizan, Aden Arabie, Editions Rieder, 1931.








Simon Conti

Mes recherches plastiques tournent autour des thèmes de la perte, la dilution, la calcification, l'errance, au travers des corps et des visages ou des motifs plus abstraits et rythmiques.

Le dessin a été mon premier pas dans le monde de l'art et reste le fil conducteur de mes recherches, parfois mis en évidence et parfois en filigrane.

Au fil des années, ces expériences sans lien apparent se retrouvent et s'accordent les unes aux autres et se retrouvent parfois dans certains projets.



Après une préparation aux beaux arts de Sète, je suis passé par l'école des beaux arts de Marseille puis, par la Cambre à Bruxelles. Beaucoup de mes travaux scolaires sont restés sans trace et ont disparus depuis.

Je vois cette exposition comme une occasion de structurer ces idées ensemble et leur donner une plateforme plus solide et structurée que les brouillons étudiants de ce dossier.

Les voilà rassemblés en thèmes larges, que je ne peux pas appeler séries mais qui partagent des horizons communs.


Didipizi

Didipizi est un artiste autodidacte qui explore le dessin depuis un an à travers des illustrations, animations et montages vidéo diffusés en ligne. Depuis son retour en France, il élargit ses pratiques artistiques en expérimentant l’impression 3D, notamment avec la création de pochoirs et tampons en grand format. Son travail s’ouvre également à d’autres techniques comme la sérigraphie et la couture, pour enrichir sa palette créative. Animé par la liberté de création et le désir de rencontres enrichissantes, Didipizi est ouvert aux collaborations, échanges artistiques et opportunités d’exposition.





Nora Jo

Nora Jo, née en septembre 1974, vit et travaille à Montpellier dans le Sud de la France. L'artiste a d'abord emprunté le chemin des Beaux-Arts de Perpignan d'où elle sort diplômée en 1995. Durant un voyage aux États-Unis elle a la chance de visiter les coulisses de la Warner Bross et se passionne rapidement pour le cinéma d'animation. Aux beaux-arts, elle décide alors d'expérimenter l'animation 2D

en créant son propre court métrage d'animation. Toutefois, elle trouve le contexte de l'enseignement des Beaux-Arts trop classique, elle apprend mais s'ennuie. Diplôme en poche, elle trouve une opportunité dans une entreprise d'animation. Les débuts sont difficiles mais en 2020, le confinement la pousse à se réinventer. Elle reprend ses pinceaux mis de côté depuis les Beaux-Arts et décide de peindre ce qu'elle voit à la télé. Les premières œuvres à l'acrylique et à l'huile sont inspirées par le film « le Guépard » de Visconti, réalisateur de cinéma, de théâtre et metteur en scène italien. Après cette période, Nora Jo travaille sur de nouveaux projets plus intimes.



En 2025, c'est un virage à 360 degrés ! À cause de sa situation personnelle, elle ne peut plus se rendre à l'atelier. Sa fille lui propose alors de dessiner sur sa tablette numérique. C'est le coup de cœur ! Elle s'ouvre à la couleur, aux outils digitaux et trouve sa nouvelle écriture graphique. Amoureuse d'art pariétal et d'archéologie, elle met en scène monstres et fantômes se débattant dans les arbres, au dessus de la mer ou dans les fonds marins. « AL » par exemple, c'est la maladie d'Alzheimer racontée comme une fresque pariétale de manière drôle et tendre.


L'ensemble de ses œuvres ont été exposées en France, au Japon et en Suisse.

Nora Jo 

Montpellier – France - norajoartiste@gmail.com



Leni « LKEM » Malki

Artiste pluridisciplinaire originaire de l'Île-de-France, Leni Malki, également connu sous le nom de L-Kim, est à la fois rappeur, designer, vidéaste, graphiste et auteur de bande dessinée. Diplômé avec mention très bien de l’école de design ESAG Pennighen en 2017, il signe la même année son premier album de BD, « Blédard-sur-Seine », publié aux éditions Michel Lafon.

Après un passage comme directeur artistique junior chez Puig (2017-2019), il cocréé avec le comédien Jhon Rachid la série de cinq livres « Comme on peut » (2019-2021), qui raconte l’histoire d’un jeune élevé en foyer. Il est également membre du groupe « Marabout », dont il assure la direction artistique, ainsi que l’auteur du projet « 52 », une création vidéo (clip) hebdomadaire lancée en 2023.



Leni poursuit actuellement un travail pictural signé chez la galerie Avangart, et est cofondateur de l’association « Dernier Rang », où il anime des cours de rap, d’écriture, de scène et de production à des jeunes ainsi qu’au sein de structures entrepreneuriales et associatives. En 2024, il fonde le studio d’enregistrement « Villa Dolivet » et le lieu de spectacle « Jardin Dolivet » bar et restaurant. Par ailleurs, il signe chez Dargaud le projet de BD et série animée « Ma Spip », qui aborde la réinsertion pénitentiaire.



Vinny Murano



Je suis Vinny Murano, artiste peintre installé à Sète. Formé aux beaux arts, j'ai vite choisi de peindre hors des cadres, guidé par la liberté plus que par les dogmes. Mon univers puise dans la culture pop, le manga, la BD et la figuration libre, un mélange d'énergie brute et de critique du monde contemporain. À travers mes séries comme Hueco Mundo ou Reality Not Found, je cherche à créer une peinture directe, vivante et accessible où chaque toile parle d'elle-même.




Louis San

Je suis un artiste touche-à-tout, guidé par la curiosité et l’instinct.

Mes premiers amours pour le dessin sont nés dans les pages de Lucky Luke et Tintin. C’est là, enfant, que j’ai compris que quelques traits pouvaient inventer des mondes. Plus tard, j’ai découvert l’univers des comics, les lignes puissantes et dynamiques de Jack Kirby ou Jerry Siegel : un choc visuel, une porte ouverte vers une autre manière de raconter.




Au fil du temps, mes influences se sont faites plus rugueuses, plus adultes. Grâce à mes oncles, Robert et Marc Combas, artistes sétois, j’ai plongé dans des dessins plus satiriques, plus corrosifs, chez des créateurs comme Robert Crumb, Jean-Michel Basquiat, Andy Wharrol ou Frank Miller. C’est ce dernier qui a développé en moi cet amour viscéral du noir et blanc, de la simplicité brute qui dit tout sans artifices. J’aurais pu aussi citer Kevin Eastman, Peter Laird ou encore Tim Jacobus... tant d’univers qui ont façonné mon regard.

Aujourd’hui, mon art est revendicatif. Il me permet de défendre les causes qui me tiennent à cœur, mais aussi d’exorciser sur le papier mes démons, mes joies et mes passions. Dessiner est mon moyen d’être au monde : une trace, un cri, un acte de liberté.






8, rue Garenne

34200 SÈTE



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